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TIBET Histoire d'un peuple oublié... |
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« Les enfants tibétains de l’exil » Conférence donnée le samedi 18 novembre 2006 par Madame Jetsun Péma-la, Directrice des villages d’enfants tibétains en Inde et sœur du XIV° Dalaï-Lama. |
Accroché aux flancs de l'Himalaya, le Tibet vit l'occupation chinoise
depuis 1959. Outre les régions de U, du Tsang et des Changthang, qui délimitent les frontières du Tibet d'aujourd'hui (appelé région autonome), le Tibet
historique et ethnique comprenait également les provinces de l'Amdo au nord-est, du Kham au sud-est, désormais intégrées aux provinces chinoises du Quinghai,
Sichuan et Yunnan où réside une population de 6 millions de Tibétains pour une superficie estimée à 5 fois celle de la France. Après le soulèvement du peuple tibétain à Lhassa, le 10 mars 1959, Sa Sainteté le Dalaï-Lama, chef spirituel et temporel du Tibet, fut contraint de se réfugier en Inde, suivi de 80 000 de ses compatriotes. |
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Le "rouleau compresseur chinois" fut responsable de la mort de 1,2 million de Tibétains et de la destruction d'environ 6000 temples et monastères, symboles de la culture bouddhiste sur le "toit du monde", provoquant l'un des plus graves génocides de notre ère.La culture moribonde au Tibet survit désormais en exil grâce à la persévérance et à la détermination de Sa Sainteté le Dalaï-Lama et des membres de son gouvernement réfugié depuis 1959, à Dharamsala, au nord de l'Inde. Les conditions de vie précaires et le climat insalubre de l'Inde provoquèrent un grand nombre de victimes parmi les réfugiés, laissant derrière eux des milliers d'orphelins. Plaçant tous ses espoirs dans ses enfants, la communauté tibétaine, grâce au soutien du gouvernement indien et aux fonds envoyés par divers organismes humanitaires occidentaux, réussit à construire des écoles et à former des professeurs afin de dispenser aux jeunes une éducation à la fois traditionnelle et moderne. |
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INDE Les villages d'enfants tibétains |
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| C’est dès 1960, après l’invasion du Tibet que Mrs Tsering Dolma Takla, sœur de sa Sainteté le Dalaï-Lama accueille sous un hangar le premier groupe de 51 enfants venus du Tibet. Ce simple refuge s’appelait la nursery des enfants réfugiés tibétains. Après le décès de sa fondatrice en 1964, la soeur cadette, Mrs Jetsun Pema, continue l’oeuvre entreprise et la développe. ![]() Elle permettra à quelque 28 000 enfants déshérités, orphelins, semi-orphelins et enfants de familles sans ressource, nés en Inde ou récemment amenés du Tibet par leurs parents (à l’insu des autorités chinoises), de bénéfi cier d’une véritable éducation et ainsi pouvoir envisager un avenir plus décent. Tout ceci grâce aux parrainages des pays occidentaux et de leurs habitants sensibilisés à toute cette détresse. Une des qualités du T.C.V. tient en ce que les enfants continuent de recevoir une aide après être sortis de l’école avec leur diplôme. Le village possède un service d’information sur les métiers et un conseiller professionnel, ainsi qu’un programme de bourses pour les études supérieures et la formation professionnelle. Parmi ces enfants, 22 % ont pu entrer dans des universités indiennes après avoir passé l’examen fi nal de classe XII et terminer les 3 années nécessaires au diplôme de Bachelor of Arts (sciences humaines, histoire, anglais) Bachelor of commerce (comptabilité, études commerciales informatiques) et Science (études scientifi ques). Un Master degree peut être obtenu après deux années supplémentaires. Actuellement, 45 % du personnel travaillant dans les diff érents T.C.V. sont d’anciens étudiants et parmi ceuxci 57 % sont des professeurs, alors qu’au Tibet même, jamais la situation n’a été aussi alarmante pour les Tibétains de souche concernant la santé, l’éducation (rapport de l’ONU).Il semble malheureusement que les facilités apportées par la Chine n’existent que sur le papier. En Inde du sud, un projet ambitieux (3,5 millions d’euros) d’une universite tibetaine devrait voir le jour à Bangalore, cette région étant considérée comme la Silicon Valley de ce grand pays. En effet, après le baccalauréat, les étudiants tibétains sont dispersés dans plus de 70 universités indiennes de niveau inégal où les cours sont dispensés en Anglais et parfois en langue indienne, ce qui pose des problèmes aux étudiants tibétains. Le projet a donc pour but de regrouper, non loin d’une grande université indienne à laquelle elle serait affiliée, cette future université où, non seulement des professeurs tibétains enseigneront, mais aussi des intervenants du monde entier. |
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LE PARRAINAGE Ou comment parrainer un enfant tibétain, un moine ou une personne âgée ? |
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Après avoir pris connaissance des informations sur la gestion du parrainage, veuillez nous confirmer votre souhait en remplissant et en nous retournant le bulletin se trouvant au dos de ce fascicule. À la réception de votre demande de parrainage, vous recevrez un petit dossier contenant les références et une photo de votre filleul (e). Il est très important que ce document soit conservé soigneusement durant toute la durée de votre action et qu’il nous soit impérativement retourné en cas d’interruption de cette aide. Une fiche cartonnée vous sera également remise, afin que vous puissiez noter au fur et à mesure vos versements au cours de l’année. Elle devra nous être retournée chaque année avant le 15 décembre, ceci pour nous permettre de vérifier le bon fonctionnement de vos versements.Nos comptes étant arrêtés au 31 décembre, toutes les sommes versées après cette date ne pourront être expédiées en Inde, qu’au transfert suivant, début juillet. Les versements (préférez s’il vous plaît des paiements en une, deux ou trois fois par an afin de nous faciliter la tâche) sont à effectuer à l’ordre de : « Alexandra David-Néel parrainage ». Les virements bancaires automatiques sont possibles à condition de les effectuer dans la première quinzaine du mois. C’est à vous de contacter votre banque avec nos références bancaires suivantes : RIB Alexandra David-Néel parrainage. En dehors du village principal du T.C.V. de Dharamsala, qui regroupe chez nous 65 % des enfants bénéficiant de parrainage, votre action touche maintenant d’autres organismes alentour tels que le Département de l’Éducation (D.O.E.), le Norbulingka, le T.I.P.A., mais aussi d’autres villages plus éloignés : le T.C.V. de Suja à Bir, Chauntra, S.O.S. Ladakh à Leh, les moines de Mundgod dans le sud de l’Inde, un certain nombre d’étudiants inscrits dans des universités indiennes après avoir réussi leurs examens de classe terminale, ainsi qu’un petit nombre de personnes âgées sans ressource. |
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| Montant annuel du parrainage | |
| Depuis 1986, date de la création de ce service, nous proposons selon vos moyens la fourchette suivante : 25 € pour le montant mensuel d’un parrainage, et 20 € pour une personne âgée, sans aucun frais d’adhésion et pour une durée d’un an minimum, (300 € annuels). 10 % des sommes sont prélevés. La moitié est utlisée pour les frais de fonctionnement, le reste est destiné à réaliser d’autres projets tels que l’amélioration de la nourriture du baby Home, pour aider les personnes âgées… Pour les étudiants tibétains ayant passé leur examen de classe terminale (équivalent au Bac) et souhaitant continuer des études supérieures de 3 ans à 5 ans dans les universités payantes indiennes, le montant du parrainage est de 460 € par an. |
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| Correspondre avec son, sa ou ses filleuls | |
| Pour chacune de ces destinations, une adresse de contact vous sera indiquée et la correspondance sera faite uniquement en anglais. Par exemple, pour le T.C.V. de Dharamsala l’adresse est la suivante : Tashi Tsering n° 2465 Ne pas oublier de mentionner sur toutes vos correspondances le numéro d’enregistrement de votre fi lleul(e) au village ; celui-ci figure sur le dossier qui vous sera confi é (par exemple Tashi Tsering n° 2465), ceci afin d’éviter les erreurs entre enfants qui ont souvent les mêmes noms.Les échanges de courriers peuvent demander un temps anormalement important pour les Occidentaux pressés que nous sommes. Selon l’éloignement des régions, cela peut demander trois mois. Les Tibétains n’étant pas habitués comme nous à correspondre, il sera plus aisé pour la secrétaire tibétaine en Inde de recevoir plutôt des petits mots, avec par exemple des photos de votre famille et de votre région, que de longues lettres sachant que celles-ci seront à rédiger en anglais uniquement. Les envois de colis étant assez chers et parfois aléatoires, on peut préférer l’envoi d’une petite somme personnelle destinée à l’achat, sur place, d’un vêtement ou tout simplement représentant un peu d’argent de poche pour l’enfant. Cette somme peut nous être confi ée, à condition d’en préciser clairement la destination au dos du chèque. Il est inutile de faire deux chèques (parrainage et argent de poche) ce qui multiplierait nos opérations d’enregistrement.De son côté, le village du T.C.V. de Dharamsala (incluant les structures de Gopalpur, Suja, SOS Ladakh, Bylakuppe) envoie tous les six mois un bulletin en anglais donnant des nouvelles des enfants et de la gestion des villages. Les autres organismes envoient eux aussi un petit compte rendu d’activité aux parrains et marraines en guise de lien. Si vous le souhaitez, vous pouvez vous rendre individuellement en Inde, au village d’enfants de votre fi lleul(e). Pour cela, contactez directement une des secrétaires du village correspondant en lui indiquant la période envisagée, ainsi que le type d’hôtel que vous souhaitez retenir pour votre séjour. Rencontrer son filleul donne une tout autre dimension à un parrainage. En revanche, faire venir en France votre filleul(e) n’est pas conseillé, ni par les responsables tibétains, ni par nous. Il est de plus très difficile actuellement d’obtenir un visa d’entrée sur le territoire français. Aucune adoption d’enfant ne peut être envisagée. |
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| Reçu fiscal annuel | |
Une attestation de vos versements annuels vous sera adressée au début du mois de février. Elle vous permettra lors de votre déclaration d’impôts de bénéfi cier de la déduction autorisée.Pour éviter les retours fastidieux de courrier, veuillez nous indiquer rapidement tout changement de domicile. En cas de co-parrainage, veuillez nous indiquer, dès le début de votre action, à quel nom l’attestation doit être faite. Merci d’y penser. |
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