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La Boutique d'Artisanat.

Lors d'une visite au musée Alexandra David-Néel, vous pourrez vous arrêter à la boutique d'artisanat qui présente un large éventail d'objets réalisés, en Inde ou au Népal, par les réfugiés tibétains, et notamment : bijoux en argent, vêtements tissés et tapis faits main. Vous trouverez, dans la page qui suit, une liste non exhaustive des articles disponibles à la vente ainsi que leurs photographies.


Les Bijoux et Objets
de l'Artisanat Tibétain

Nous mettons à votre disposition un grand choix de bijoux issus de l'artisanat tibétain. La plupart de ces derniers sont réalisés en argent, corail fossile, lapis lazulis et ambre.
Nous possédons également une grande variété d'objets traditionnels.
(La disponibilité des objets et bijoux présents dans la liste ci-dessous dépend de notre approvisionnement)


© Copyright Frank Tréguier. © Copyright Frank Tréguier. © Copyright Frank Tréguier. © Copyright Frank Tréguier.
Boucles d'oreille en argent et turquoises. Boucle de ceinture en argent, corail et turquoises. Moulin à prières de table en cuivre et dorures. Bagues en argent, corail, lapis lazulis et turquoises.

Les Porcelaines

Toutes nos porcelaines, qui sont une exclusivité de notre Centre Culturel, sont décorées artisanalement par Benoit De Souza, un céramiste de Digne-Les-Bains, d'aprés des dessins originaux de Dorjé Sangpo, artiste tibétain reconnu. Tous les matériaux utilisés sont des matériaux nobles comme la porcelaine de Limoges et l'or.


© Copyright Frank Tréguier. © Copyright Frank Tréguier. © Copyright Frank Tréguier. © Copyright Frank Tréguier.
Assiette noeud d'éternité. Assiette conque blanche. Assiette roue du Dharma. Assiette précieuse ombrelle.


© Copyright Frank Tréguier. © Copyright Frank Tréguier. © Copyright Frank Tréguier. © Copyright Frank Tréguier.
Assiette poissons d'or. Assiette lotus. Assiette vase au trésor. Assiette bannière de la victoire.


© Copyright Frank Tréguier.
Service à thé.

Le tapis tibétain
Ses origines lointaines

Ces derniers sont en vedette, car ils sont désormais connus dans le monde entier, tant leur succès est grand. Contrairement à la production habituelle, réalisée en Inde ou au Népal, nous faisons tisser spécialement pour notre boutique des tapis, appelés "copies d'anciens", au Nord Est de l'Inde, en Assam. Là, sur la base de motifs richement décorés, les tisserands réalisent un travail assurant une densité de 80 noeuds au pouce, alors que la production habituelle est de 48 noeuds. Si vous aimez les tapis, demandez à voir cet artisanat de qualité, qui est une exclusivité de notre musée.

Le tapis tibétain est essentiellement un art traditionnel millénaire, issu du contact avec le monde iranien, qui eut lieu lors des conquêtes de l'empire tibétain en Asie centrale, au VIIIème siècle. Cette appartenance est clairement démontrée par l'analyse des très anciennes techniques utilisées pour les noeuds et les boucles. En effet, la boucle dite "Senna", base du tapis tibétain, se retrouve à travers l'Asie centrale, au Turkestan, au proche Orient et enfin chez la XIème dynastie Egyptienne (environ 2000 avant J.-C.). Cette technique a disparu depuis longtemps dans la majorité de ces régions et ne survit que dans les lieux retirés tels que la Scandinavie et le Tibet. Techniquement, il ne doit presque rien aux fabrications chinoises et indiennes, éveloppées comparativement plus tard, et qui n'atteignirent jamais un tel niveau de popularité. Le rôle de la Chine fut de donner au tapis tibétain déjà établi, un grand choix de motifs populaires et de formes.

© Copyright Frank Tréguier.

Contrairement aux Persans et aux Turcs, qui ont souvent couvert de tapis, murs et sols de leurs maisons ou de leurs tentes, les Tibétains les utilisent principalement comme sièges ou comme lits. Ayant adapté au cours des siècles les techniques de tissage, ils produisent aussi des tapis de selle, des portières, ainsi que des tapis de méditation.
Dans la grande variété des arts textiles pratiqués par les Tibétains, le tissage des tapis n'a pas toujours été le plus important. En effet, au Tibet, hommes et femmes tricotent, font des cordes et des nattes, tissent d'étroites bandes décorées et beaucoup de nomades produisent un feutre d'excellente qualité. La broderie est aussi employée pour décorer les vêtements et faire des images religieuses. En dehors de ces techniques légères, les tibétains pratiquent aussi le métier à tisser à bâti fixe. C'est ainsi qu'une grande variété de tissus sont réalisés, surtout en laine, mais aussi en coton, en soie et en poil de yack, depuis des sacs primitifs jusqu'aux serges et aux draps.
Avant la première guerre mondiale, la plupart des matières premières utilisées étaient trouvées sur place. La chaîne, la trame et le velours étaient faits en laine, les teintures provenaient de plantes et de minéraux trouvés au Tibet, à l'exception de l'indigo et de la laque importée de l'Inde et du Bouthan. Les mordants, les produits de nettoyage et autres articles pour préparer la laine étaient fabriqués localement. On pouvait incorporer aux tapis, aussi bien de la laine teintée que de la laine blanche, brune ou noire. Parmi les teintures utilisées, on trouve la rhubarbe (jaune), le brou de noix (marron), la garance (rouge violacé), l'indigo (bleu), la teinture de laque (rouge).

© Copyright Frank Tréguier.

Cependant, entre les deux guerres, les contacts commerciaux croissant avec l'Inde amenèrent non seulement l'importation du coton utilisé comme chaîne, probablement en raison de son coût inférieur, mais aussi des teintures synthétiques. Le résultat immédiat fut l'augmentation du nombre et de la variété des couleurs des tapis tibétains qui, autrefois, ne comportaient que quatre à cinq couleurs végétales.
Pour réaliser leurs tissages, les Tibétains disposent de trois sortes de métiers à tisser dont une ne sert que pour les tapis, les deux autres n'étant utilisées qu'occasionnellement pour ce travail. Au Tibet, le métier le plus courant est celui à dossière, utilisé traditionnellement par les nomades et les sédentaires pour la réalisation des tissus à dessins compliqués, dont la largeur maximum n'excède pas quarante cinq centimètres.

Le deuxième type de métier, appelé métier à tisser horizontal à quatre pieds, est supérieur à trois points de vue. Il est plus large, comprend un siège pour le tisserand, ce dernier n'ayant pas à garder la chaîne constamment en tension. En Occident, les tisserands manuels l'utilisaient depuis le Moyen-Age.


© Copyright Centre Culturel Alexandra David-Néel.
Métier à tisser traditionnel horizontal.

Le troisième type de métier, dit vertical, est le métier à tapis par excellence. Adossé à un mur, le tisserand s'assied sur le sol et commence à tisser à partir du bas. Ce métier était peu utilisé dans l'Himalaya, mais au Tibet on l'employait pour réaliser les meilleurs tapis dans la région centrale de U et Tsang. Actuellement, il est le plus utilisé par les réfugiés tibétains en Inde, au Népal, au Sikkim, ou au Bouthan. C'est donc sur ces métiers verticaux que sont réalisés tous nos tapis.

© Copyright Frank Tréguier.

Philipp Denwood.

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