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A la suite d'un séjour à Londres, Alexandra commence à étudier sérieusement les philosophies orientales tout en se familiarisant avec la langue anglaise. Ayant obtenu sa majorité le 24 octobre 1889, elle quitte sa famille, s'installe à Paris à la Société Théosophique et entreprend en auditeur libre des études en Sorbonne, aux Langues Orientales et au Collège de France. Alexandra visite sa ville natale dans les moindres recoins et, surtout, le musée Guimet où, le plus souvent possible, elle "s'attarde dans la bibliothèque d'où des appels muets s'échappent des pages que l'on feuillette. Des vocations naissent" et, ajoute-t-elle, "la mienne y est née." Parallèlement, elle fréquente diverses sociétés secrètes - elle atteindra le trentième degré dans le rite écossais mixte de la Franc-Maçonnerie - et les milieux féministes, anarchistes, la reçoivent avec enthousiasme. |
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En 1899, elle écrira un traité anarchiste préfacé par le géographe anarchiste élisée Reclus. Cependant, les éditeurs sont épouvantés et refusent la publication de ce livre écrit par une femme, tellement fière qu'elle ne supporte aucun des abus de l'état, de l'armée, de l'église, de la haute finance. Pour suppléer ces refus, Jean Haustont avec qui elle vit en union libre depuis 1896, se fait éditeur et imprime lui-même cette plaquette. Celle-ci passera quasiment inaperçue au niveau du grand public, mais sera néanmoins remarquée dans les milieux anarchistes et traduite en cinq langues dont le Russe. |
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Elle poursuit également des études musicales et lyriques et sur la scène de nombreux théâtres, elle obtient un succès certain en interprétant divers rôles : entre autres, Marguerite de Faust, Manon de Massenet et Carmen de Bizet. Cependant, après avoir rempli son contrat à l'opéra d'Athènes, Alexandra abandonne cette carrière qu'elle n'aime pas. Pourtant, celle-ci la faisait voyager ! mais de ville en ville, alors qu'elle aimait les déserts et dans le bruit des bravos, alors qu'elle préférait l'écho lointain de l'Angélus ! et plus encore, celui des gongs qui, là-bas, dans les monastères tibétains, appellent à la méditation. |
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| Alexandra David, sous le pseudonyme d'Alexandra Myrial, compose avec Jean Haustont le drame lyrique Lidia. |
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